Crime et Châtiment, de Goya à Picasso, au musée d’Orsay à partir du mardi 16 mars 2010
Musée d’Orsay
62 rue de Lille
75007 PARIS
Tel: 01 40 49 48 14
Fax: 01 45 44 63 82
Informations pratiques :
L’exposition « Crimes et châtiments » aborde l’esthétisme de la violence, la représentation du crime et de la peine capitale à travers les oeuvres majeures de nombreux peintres fondateurs, et ce sur une période d’environ deux siècles : de 1791, lorsque Le Peletier de Saint-Fargeau réclame la suppression de la peine de mort, jusqu’au 30 septembre 1981, date du vote de son abolition en France.
La peine capitale : le crime et sa punition. Une volonté de surpasser l’omnipotence de Dieu, de dépasser le « tout pouvoir » du Roi et de parvenir à se faire justice soi-même. Des thématiques d’une grande richesse qui ont nourri des générations d’artistes. Goya, Picasso, Toulouse-Lautrec, Cézanne, Degas… Le crime fascine, sa punition encore plus.
Durant toutes ces années, la littérature a inventé d’innombrables personnages de criminels. Le titre de l’exposition est lui-même emprunté à l’écrivain russe Dostoïevski. Dans la presse, notamment dans les quotidiens illustrés, le crime de sang amplifie par la fiction du romanesque sa puissance onirique.
Au programme : Les thématiques de la guillotine, du crime romantique, de l’homme et de la femme criminels, de l’institution pénitentiaire et des derniers jours du condamné.
Parmi les plus grands peintres, Goya, Géricault, Picasso ou Magritte, les représentations du crime ou de la peine capitale sont à la base d’oeuvres magnétiques. L’art cinématographique s’inspire sans tarder des charmes pervers et envoûtants d’une violence extrême, sa représentation esthétique la métamorphosant même en plaisir, voire en volupté.
Au-delà du crime, il s’agit d’évoquer encore et toujours à travers l’exposition le problème du Mal, et au-delà de la sphère purement sociale, l’inquiétude sur l’Etre même en tant qu’entité. A ces questions, l’art offre un témoignage extraordinaire.
Esthétique de la violence, violence de l’esthétique, cette exposition ne saurait que les associer en rapprochant des images de toutes sortes, littérature et musique.
Commissariat général :
Jean Clair, conservateur général du patrimoine
Membre de l’Académie française
Commissariat scientifique :
Philippe Comar, professeur à l’Ecole nationale supérieure des Beaux Arts
Commissariat au musée d’Orsay :
Laurence Madeline, conservateur
Chef du service culturel
Documentation :
Dominique Lobstein, responsable de la bibliothèque du musée d’Orsay
Rubriques
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très belle exposition, quelques oeuvres ont du être assez choquantes à l’époque.